top of page

Comment éviter les erreurs de médicaments chez les seniors. Conseils d'un pharmacien

  • FMT
  • 21 avr.
  • 3 min de lecture

Il y a des scènes qui ne font jamais la une, mais que les pharmaciens connaissent bien.

Une boîte prise deux fois dans la même matinée.


Un comprimé du soir avalé le matin.

Une ancienne ordonnance qui traîne dans une cuisine, à côté du nouveau traitement.

Une fille qui accompagne sa mère et qui me dit à voix basse : “Je crois qu’elle s’y perd, mais elle ne veut pas l’admettre.”


Le problème, c’est que l’erreur médicamenteuse commence rarement par une “grosse faute”. Elle commence par quelque chose de banal. Un oubli. Une confusion. Un changement d’horaire. Une fatigue inhabituelle. Puis, petit à petit, la routine se dérègle.

Chez les seniors, ce risque augmente vite. Non pas parce qu’ils seraient moins attentifs, mais parce qu’ils doivent souvent gérer plusieurs médicaments, plusieurs moments de prise, parfois plusieurs prescripteurs, et parfois aussi une mémoire qui n’est plus aussi fiable qu’avant. Quand on additionne tout cela, on comprend pourquoi un traitement pourtant bien prescrit peut devenir difficile à suivre.

Le grand public imagine souvent que l’erreur médicamenteuse, c’est forcément une faute spectaculaire.

En réalité, c’est souvent une addition de petites fragilités du quotidien :

  • une boîte qui ressemble à une autre,

  • une dose changée sans que l’ancienne routine soit vraiment oubliée,

  • un pilulier mal rempli,

  • une prise oubliée ou sautée “exceptionnellement”,

  • ou une consigne donnée trop vite, puis mal retenue.

C’est justement pour cela que je crois beaucoup à la pédagogie. Avant même de parler d’outil, il faut rappeler trois réflexes simples.


  1. Le premier : ne jamais modifier seul son traitement parce qu’on “se sent mieux” ou parce qu’on pense avoir compris.

  2. Le deuxième : garder une vue claire de ce qu’on prend réellement, et pas de ce qu’on croit prendre.

  3. Le troisième : mettre en place un système de rappel fiable avant que l’erreur n’arrive.


Parce que oui, attendre l’incident pour s’organiser est une mauvaise stratégie.

Je me souviens d’un patient, appelons-le Monsieur André. Il était poli, autonome, très digne. Le genre de personne qui vous dit toujours : “Ne vous inquiétez pas, j’ai l’habitude.” Sauf qu’à force de discuter, on a compris qu’il alternait parfois deux habitudes de prise différentes selon les jours. Ce n’était pas de la négligence. C’était de la surcharge mentale. Trop d’informations, trop de repères à retenir seul.

C’est exactement ce type de situation qui m’a poussé à réfléchir autrement.


En tant que pharmacien, j’ai vu trop d’erreurs évitables. Pas seulement des oublis, mais des erreurs silencieuses, celles qui s’installent sans bruit dans la vie quotidienne. C’est pour cela que j’ai voulu rendre accessible au public un outil pensé comme un prolongement pratique du conseil pharmaceutique : MediCoach™.

MediCoach™ n’a pas vocation à remplacer le pharmacien, ni le médecin. Son rôle est plus simple, et très concret : aider la personne à ne pas perdre le fil. L’application permet de structurer les prises, de recevoir des rappels, et de remettre de l’ordre dans une routine qui peut vite devenir confuse.

Ce qui m’importe, ce n’est pas de “vendre une app”. C’est de réduire une zone de risque.

Quand un patient sait quoi prendre, quand le prendre, et qu’un rappel fiable l’accompagne au bon moment, on réduit déjà une grande partie des erreurs du quotidien.

Pour beaucoup de familles, le vrai soulagement n’est pas technologique. Il est émotionnel. C’est de ne plus devoir se demander chaque soir : “Est-ce qu’il a bien pris ses médicaments ?” C’est de sortir du doute permanent.

Si vous êtes aidant, fils, fille, conjoint, voisin attentif, vous connaissez probablement cette phrase : “Oui oui, je les ai pris.” Parfois c’est vrai. Parfois non. Et tout le problème est là : quand l’organisation repose uniquement sur la mémoire et la bonne volonté, le risque reste présent.

Voici la bonne approche :

  • simplifier au maximum,

  • vérifier régulièrement avec le pharmacien,

  • éviter les doubles habitudes,

  • et utiliser un rappel externe fiable.

La sécurité médicamenteuse ne commence pas à l’hôpital. Elle commence à la maison, au moment précis où quelqu’un hésite devant une boîte.

Et c’est là qu’un petit outil peut éviter un grand problème.


MediCoach est né de cette réalité de terrain. Pas d’un concept marketing. Pas d’une mode tech. Mais d’une conviction simple : trop d’erreurs médicamenteuses sont encore évitables quand on remet de la clarté, du repère et du suivi dans le quotidien.

Si vous gérez plusieurs médicaments, ou si vous accompagnez un proche qui commence à s’y perdre, le plus prudent n’est pas d’attendre. Le plus prudent, c’est d’organiser avant l’erreur.


Téléchargez MediCoach sur Google Play et découvrez un outil conçu par un pharmacien pour sécuriser les prises au quotidien.

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page